LES PONTS: L’ENTREPONT

 
               


                     A: Quartiers de l’Equipage                             G: Chambre des Officiers            a: Canons de  Chasse             

                     B: Infirmerie / Quartier du Chirurgien              H:Chambre du Pilote                   b: Grand Cabestan

                     C: Atelier du Maitre Charpentier                      I: Timonerie                                c: Cannons de Bordée

                     D: Quartier des Artilleurs                                J: Bouteilles                                d: Cannons de Fuite

                     E: Cuisine                                                       K: Chambre des Passagers 

                     F: Carre des officiers


                    

Quartiers de l’Équipage & des Artilleurs (A & D)


Hamacs et Effets Personnels

    Les hommes d’équipage de la bordée de repos vivent dans leurs quartiers, qui occupent l’avant et le centre de l’entrepont. Ils dorment dans des hamacs, qu’ils partagent à deux, chacun  avec  son  matelot.  Pendant  que  l’un dort, l’autre est sur le pont à la manœuvre. Les hamacs, appelés aussi branles sont serrés les uns près des autres pour prendre un minimum de place et sont faciles à enlever en cas de branle-bas de combat. Les quartiers de l’équipage sont toujours parfaitement rangés, en  accord  avec  la  manie  de  rangement  des marins,  pour  qui  l’espace  ne  doit  pas  être gâché. Les matelots stockent donc leurs rares effets personnels dans des balluchons de toile ou dans des coffres en bois, ou en cuir pour les plus riches. Ces effets personnels se limitent à quelques vêtements, accompagnés parfois d’une  guitare.  Les  pirates  rangent  leurs armes avec   leurs   affaires:   sabres,   haches, dagues, qu’ils aiguisent pendant des heures durant  avec  amour  et  leurs  plus  beaux pistolets, signes de leur richesse et de leurs hauts faits. Les flibustiers sont plus attachés à leur mousquets, le plus souvent des fusils de grande  valeur,  car  à  la  fois  rares  et  réputés pour leur efficacité redoutable.

Animaux

    Lorsque  le navire transporte  des animaux vivants pour  prolonger les vivres frais, les plus gros sont attachés dans le quartier des Artilleurs.

Canons

    Sur tous les navires comportant des canons, les quartiers de l’équipage et des artilleurs sont flanqués de canons, arrimés et calés devant leurs sabords. Ces canons prennent une place importante, et, pour être utilisables en combat naval, doivent être entourés d’une zone dégagée.  Les  marchandises  ne  doivent  donc pas être stockées ici, ce qui limite grandement la  capacité  de  transport  des  navires  armés pour la course ou pour la guerre. Une alternative raisonnable serait de remplacer les canons de bordée par des canons de muraille.

    Les affûts des canons sont  disposés sur  des socles en bois  munis de roues, et  percés d’un fin trou vertical, appelé la lumière, au niveau de la culasse, pour mettre le feu à la poudre. Pour empêcher un canon de bouger, les artilleurs disposent de cales en bois. Un palan est aussi installé sur le canon pour le ramener au sabord plus aisément. Par contre, les artilleurs doivent profiter du recul lors du tir ou s’arc-bouter sur la coque pour reculer le canon du sabord. En dehors des combats navals, les sabords sont fermés, les canons reculés, sur leurs cales et solidement arrimés à l’aide du palan.






Matériel d’Artillerie

    Le matériel nécessaire à la recharge et au pointage des pièces occupe aussi de la place et doit être parfaitement rangé pour être opérationnel rapidement.

   Ecouvillon : L’Ecouvillon, qui se présente comme un bâton de bois bordé de poils durs, sert à nettoyer le canon, après le tir, des barbilles de poudre incandescentes qui s’y accrochent.

   Baquet : Le baquet contient de l’eau versée sur l’affût du canon pour le refroidir après le tir, qui le rend brûlant.

   Refouloir : Le  refouloir  est  un  bâton  de deux mètres de long , dont le bout est plus

épais et de même diamètre que la gueule du canon, afin de tasser la poudre, puis le boulet sur la poudre, pour obtenir une explosion plus efficace

  Gargoussier : Le gargoussier est un sac de cuir cylindrique de même calibre que le canon. Il sert à remplir la gargousse, qui est un sac de papier de même forme contenant la poudre, qu’on introduit dans la  gueule  du  canon  après  l’avoir  crevée. On tasse la gargousse dans le fond du canon  à  l’aide  du  refouloir.  L’avantage évident de la gargousse tient au fait qu’elle est faite à l’avance, rapide à charger dans le canon et évite de verser de la poudre sur le pont au moment de la recharge. Une charge de poudre est égale à un tiers du poids du boulet que l’on charge. Tirer à double charge revient à introduire deux boulets et deux charges de poudre dans le canon.  La  gargousse  est  créée  dans  la Sainte Barbe pour plus de sûreté et à chaque fois que le canon est rechargé, ce qui ralentit la recharge.

   Boutefeu :   Le  boutefeu  est  un  bâton équipé d’une mèche de poudre qui se consume lentement. On s’en sert pour mettre le feu à la poudre versée au préalable dans la lumière – trou vertical dans la culasse – qui met le feu à la gargousse et déclenche l’explosion. Les boutefeux   sont   stockés   dans   la   Sainte Barbe.

   Anspect & Coin de Mire : Pour régler la hauteur de tir du canon, les servants de pièce soulèvent la culasse avec un levier : l’anspect, pendant que le chef de pièce introduit sous la culasse le coin de mire. Plus le coin de mire est enfoncé sous la culasse,  plus  la  culasse  est  soulevée,  et plus l’angle de tir sera bas.

  Boulets : Les boulets de canon, les boulets ramés et la mitraille sont stockés à côte du canon, où ils forment une pyramide, qui reste stable même lorsque la mer devient forte.

  Braseros : Lorsqu’on tire à Boulets Rouges, le Maître Canonnier fait installer près de chaque canon un brasero, pour porter les boulets au rouge avant de les introduire dans la gueule du canon.

 
Sainte_Barbe.html
Infirmerie.html