LES PONTS: LA CALE

 

On retrouve sur le navire toujours les mêmes types de salles, qui sont réparties sur le navire en fonction de leurs besoins et de leur commodité. La cale, l’entrepont et le pont sont les trois strates d’un navire, en commençant par la plus profonde.


Cale





                                               A: Salle des ancres                B: Cambuse

                                                            C: Atelier du maitre calfat      D: Soute      

                                                            E: Sainte Barbe                     F: Soute aux biscuit


   La cale se trouve tout au fond du navire, sous la ligne de flottaison. On y stocke donc toutes les marchandises lourdes, pour abaisser le centre de gravité et stabiliser le navire. Il est important de savoir, qu'un navire ne tient en position verticale que si son centre de gravité est situé en dessous du centre de gravité des fluides déplacés.

   La cale est un lieu mal aéré, malgré les caillebotis, qui arrivent tant bien que mal à évacuer  l’odeur  de  sueur  et  de  poudre  qui émane de l’entrepont. Une odeur de moisi emplit la cale, toujours trop humide malgré les efforts du calfat. Cette odeur se mêle avec le fumet  des  barriques  de  viande  salée  et  de rhum, pour donner une atmosphère malsaine où évoluent pourtant de jour comme de nuit le soin,  afin  de  ne  perdre  aucune  place,  mais aussi d’éviter qu’une antenne – groupe de barriques  –  ne  se  libère  par  gros  temps  et ravage  tout  sur  son  passage. L'ordre dans le quel Le  cambusier, a arrimé tous ces fûts, a bien entendu placé au fond  les marchandises les plus lourdes et qu’on utilise le moins souvent.

   Les prisonniers, ou les marins punis pour indiscipline ou incompétence, se retrouvent aussi enfermés dans la cale, avec le plus souvent les fers aux pieds. Les prisonniers font d’ailleurs un excellent système d’alarme lorsqu’une  voie  d’eau  se  déclare  dans  les œuvres vives.

Lest


   Ballast. (lastre). Matière pesante qui se placent tout au fond dans la partie basse de la cale, contre la coque, pour donner de la stabilité au navire, et qui, suivant les bâtiments, sont dans la proportion du 1/5 ou du 1/7 de l'exposant de charge. Il est essentiel de bien les  répartir,  afin  bien  entendu  que  le  navire n’ait pas de gîte naturelle, mais aussi que l’assiette longitudinale soit bonne. Un navire trop lourd de l’avant avancera mal et enfournera au vent arrière, alors qu’un navire trop chargé à l’arrière traînera lamentablement sa vague. Les navires du commerce prennent aussi des pierres, ou même emploient pour lest les parties les plus pesantes de leur chargement. Le Lest des bâtiments de guerre se compose généralement de gueuses. Les gueuzes – unité de poids du plomb — sont arrimées solidement. Ce sont des pavés de cinquante kilos de plomb. Arrimer est un art difficile, mais le choix de la quantité de lest nécessaire est défini par des jauges dans les ports. La quantité de lest nécessaire se mesure alors en barques, qui correspond au poids de plomb nécessaire  au  lest  d’une  barque  de  50 tonneaux.  – Lest volant; c'est une quantité de gueuses dont le poids égale ordinairement le dixième du poids du Lest total, et qu'on place en réserve dans les parties centrales du navire, pour remédier à la mer, s'il y а lieu, aux vices de l'arrimage. On stocke aussi près des gueuses le bois de chêne servant aux réparations et à entretenir les trois feux du bord : la cuisine, la salle du conseil et la Sainte-Barbe.

 
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