LES PONTS: LA CALE

 

Salle des Ancres (A)


   La vaste salle des ancres, triangulaire, se situe tout à l’avant du navire, sous le grand cabestan  et  les  quartiers  de  l’équipage.  Les énormes câbles d’ancre, gros comme le tronc d’un homme sur les plus gros navires, descendent du grand cabestan directement dans la salle des ancres. Celle-ci ne contient, paradoxalement, pas d’ancre, car elles pendent des bossoirs à l’extérieur du navire.

   Les  câbles  d’ancres  sont  faits  de  chaînes près de l’ancre et de gros chanvre pour le reste. Ils sont beaucoup plus lourds que l’ancre elle- même,  et  contribuent  par  leur  poids  à maintenir le navire dans sa position de mouillage. Ils sont d’ailleurs très difficiles à manœuvrer car très lourds et volumineux, si bien que pour remonter l’ancre d’un trois-ponts, septante hommes sont  nécessaires au cabestan.


Cambuse (B)


   La cambuse se trouve au centre du navire, juste à côté de la soute aux marchandises, dont elle peut interdire l’accès, qui ne se fait que par-là.

   Aspect:

La cambuse est une vaste salle où vit quasiment en permanence le cambusier, ainsi que  le  tonnelier  et  ses  aides.  Ils  y  ont  donc leurs hamacs, ainsi que leur coffre à vêtements, juste à côte de l’atelier de tonnellerie et des réserves en cours de préparation pour le stockage. L’atelier contient avant tout des lamelles de bois et les cercles de fer nécessaires à la réalisation des tonneaux, qui sont cirés ou garnis d’étoupe  pour en assurer  l’étanchéité. La cambuse, juste après une chasse ou une pêche, est aussi pleine de la viande déjà salée à terre, mais pas encore mise en tonneaux.

   Maintenance des Marchandises:

  Le cambusier prend bien soin de consigner sur son livre de compte les entrées et sorties de la cambuse. Il remet à jour son livre de compte régulièrement en effectuant l’inventaire, qui peut prendre plusieurs jours, pour consigner les milliers de tonnes de réserve stockées. Le cambusier est d’ailleurs le seul a y avoir accès, à partir de la cambuse, pour éviter que les marins ne se servent eux-mêmes. La cambuse est peu éloignée de la soute aux biscuits, aussi sous la responsabilité du cambusier.


Atelier du Maître Calfat (C)


   Aspect:

   Le Maître Calfat vit dans son atelier, qui est donc pourvu du nécessaire de vie : un hamac et un coffre à vêtements. A l’autre bout de son atelier, il stocke les vieux cordages inutilisables que lui donne le Maître Voilier.

  Le Maître Calfat prépare son étoupe juste avant de l’appliquer, car elle doit être chaude lorsqu’elle est introduite dans les interstices de la coque pour en assurer l’étanchéité. Il hache cependant à l’avance les vieux cordages goudronnés   et   roule   le   hachis   en   cordes grosses comme le poignet. Son atelier est empli de l’odeur acre du goudron, qui agresse les narines quand on y entre.

   Matériau:

  Le Maître Calfat n’utilise dans son travail que de l’étoupe noire et des branchages particuliers. L’étoupe noire est faite de rebus de cordages goudronnés, c’est-à-dire la plupart ces cordages ont le bon goût, lorsqu’ils sont comprimés, d’offrir une parfaite étanchéité.

   Pour tuer les vers qui rongent le bois de la coque, le Maître Calfat, lors de la mise en carène, brûle des branchages qui dégagent une fumée épaisse et acre.

   Outils:

   Le Maître Calfat enfonce l’étoupe dans les interstices de la coque avec un maillet et un ciseau. Pour mettre à jour les trous de vers, il y plonge un bec de corbin, qui arrache le bois pourri. Bien sûr, il fait chauffer l’étoupe avant de l’appliquer au moyen d’un brasero.

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