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Greement

Mâts

    Un navire comprend entre un et quatre mâts. Ces mâts sont le mât de beaupré, le mât de misaine, le grand mât et le mât d’artimon sur un Trois-Mâts. Sur les plus gros navires, un mât est décomposé en tronçons qui ont le même nom que la voile qu’ils portent. Ainsi, le mât de misaine se décompose en mât de misaine, mât de petit hunier, mât de petit perroquet. Les mâts sont tenus verticaux par les haubans sur les côtés et légèrement à l’arrière, l’étais et le bas-étais à l’avant, et à l’arrière par le pataras. Les haubans servent aussi aux gabiers pour monter dans la mâture, en marchant sur les enfléchures, cordages horizontaux fixés sur les haubans

Beaupré

    Le beaupré, aussi appelé bout dehors, part de l’étrave vers l’avant du navire. Il est incliné de 45 degrés par rapport à l’horizontale et porte comme voiles les focs et les civadières. Le beaupré, qui est présent sur tous les grands navires, permet d’augmenter la surface de voilure en allongeant le navire.                     C’est d’ailleurs le beaupré, ainsi que la bôme du mât d’artimon, qui détermine la longueur totale du navire, appelée longueur hors-tout. Cette longueur hors-tout est parfois égale au double de la longueur immergée, sur les navires les plus toilés.

    Lorsqu’on donne le nombre de mâts que comporte un navire, le beaupré n’est pas compté.

Mât de Misaine

    Le mât vertical le plus avant sur un navire est appelé mât de Misaine. Il porte les voiles de misaine, petit hunier, petit perroquet, petit cacatois, si bien sûr le navire comporte autant de voiles. Au niveau de la vergue de petit hunier se trouve la petite hune, occupée par les vigies et dont la principale fonction est de porter les haubans des mâts supérieurs.

Grand mât

    Comme l’indique son nom, le grand mât est le plus haut mât du navire, et aussi celui qui est situé au milieu, quand le navire en comporte trois. Il porte la grand voile, le hunier, le perroquet et le cacatois, pour les navires qui comportent autant de voiles, et supporte la grande hune, laquelle on accède par le « trou du chat ».

Mât d’Artimon

    Plus petit des trois mâts, le mât d’artimon est aussi le mât situé le plus près de la poupe du navire. Il porte les voiles d’artimon, appelée brigantine lorsqu’elle est aurique, de perroquet de fougue et de cacatois de fougue.

De la disposition des mâts

    ♦ Brick ou Goélette : Le brick est un navire possédant deux mâts dont le plus grand est celui de devant. On appelle alors le mât avant le grand mât et le mât arrière le mât d’artimon. Les goélettes ont un mât de devant, appelé mât de misaine, plus court que celui de derrière, appelé grand mât.

   ♦ Quête : Un mât possède de la quête lorsqu’il est penché vers l’arrière. Les mâts d’artimons possèdent souvent une forte quête, pour que le navire enfourne moins au grand largue dans la vague. La quête soulage aussi le mât au grand largue, car le vent le pousse alors vers l’avant.